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Magali BIFERI

Coordonnatrice en Maïeutique sur les centres hospitaliers de Toulon et de Hyères Le sens et le collectif au coeur de sa démarche RSE Cadre du pôle de gynéco-obstétrique inter-établissement, Magali pilote aujourd’hui les maternités de Sainte Musse à Toulon et de l’hôpital de Hyères, deux sites séparés par une quinzaine de kilomètres, mais désormais réunis par une vision commune. « J’ai une fonction purement administrative, sur la stratégie, sur le développement des projets », explique-t-elle. Très tôt, elle sait où elle va. « Depuis l’âge de 14 ans j’ai voulu être sage-femme, attirée par la naissance, être dans la vie, peut-être parce que construite enfant sur un deuil. » À 18 ans, elle intègre l’école de sage-femme de Marseille, choisit le service public et s’y engage pleinement. « Je n’ai jamais été déçue de mon métier qui pour moi était une vocation. » Cette vocation, elle ne l’a jamais abandonnée : elle l’a élargie. Même lorsqu’elle accède à des fonctions d’encadrement, Magali confie avoir dû faire « le deuil de l’aspect clinique, de moins être en liaison avec les patientes, les couples », sans jamais renier l’essence de son engagement.Après quatorze années d’exercice et à un carrefour personnel, Magali choisit de se former, d’explorer d’autres horizons. « J’avais envie de renouveau, sortir de l’univers des sages-femmes. ». Là où beaucoup choisissent le diplôme de cadre de sage-femme de Dijon, Magali opte pour un Master en formation et encadrement dans le secteur sanitaire et social à Aix-en-Provence, en alternance. Une expérience marquante : « J’y ai rencontré des gens d’horizon très différents… une expérience très riche humainement. » Son engagement en matière de RSE a été naturel. « Des membres des équipes étaient déjà dans cette dynamique mais ce n’était pas encore formalisé au sein de l’établissement. » Lorsqu’un appel à projet de l’ARS se présente, Magali décide donc de se lancer. « Nous sortions d’un audit, montrant que nous étions en avance sur les soins notamment, mais en retard au niveau institutionnel. » Obtenir le label THQSE était un nouveau challenge, «mais ça a été surtout une décision d’équipe.» complète-t-elle. Convaincue, elle entraîne les deux maternités dans l’aventure. « Je ne voulais pas que l’une se sente moins bien que l’autre. » L’obtention de ce label devient alors un formidable levier de décloisonnement. Travail en inter-sites, groupes mixtes, temps de convivialité : les équipes se rencontrent, s’harmonisent, partagent protocoles et pratiques, malgré des réalités structurelles très différentes. Pour rappel, l’un des établissements a moins de 15 ans, réalise 3 000 accouchements par an en niveau 2B, l’autre 700 accouchements en niveau 1. Aujourd’hui, le matériel et les protocoles sont communs, permettant entraide et mobilité des professionnels.La méthode Magali ? L’intelligence collective et la confiance. « On ne peut rien faire seule. » Elle salue l’engagement des sages-femmes formées en santé environnementale, des auxiliaires de puériculture créatives et engagées. Certaines n’ont pas hésité à se déguiser en poubelles de tri dans une vidéo humoristique pour sensibiliser sans culpabiliser… Dernières réalisations et projets : ouverture d’un service d’urgences gynéco-obstétricales à l’hôpital de Toulon, extension de la salle d’accouchement avec deux salles supplémentaires et un espace physiologique ; rénovation des chambres et de la salle d’accouchement à la maternité de Hyères.Son conseil : privilégier des actions adaptées aux équipes et porteuses de sens. « On peut s’inspirer bien-sûr, mais pas imposer… » Sous l’impulsion de Magali, la démarche dépasse largement la seule obtention d’un label : elle contribue à harmoniser les sites et à valoriser deux équipes désormais complémentaires, engagées dans une dynamique commune. Secrétaire générale de l’association C2DS, Comité pour le Développement Durable en Santé Trouver du sens, servir une cause utile et faire bouger les lignes : c’est ce qui anime Karine depuis plus de douze ans au sein du C2DS, dont elle est aujourd’hui secrétaire générale. Son parcours n’était pourtant pas tracé d’avance. Après un DEUG LEA et un BTS Assistant de direction trilingue, Karine a travaillé près de dix ans dans un cabinet d’architectes. « À un moment donné, je me suis mise en pause professionnellement : c’était une nécessité familiale, mais aussi une recherche de sens. Je savais ce que je ne voulais plus, sans encore savoir ce que je voulais. » Cette quête d’alignement l’amène à croiser la route du C2DS, alors en pleine refonte de sa base de données. « Je ne connaissais pas du tout le secteur de la santé, mais ça ne me faisait pas peur ! Les valeurs portées par l’association et les objectifs qu’elle se fixait me parlaient vraiment beaucoup. » Embauchée comme opératrice de saisie, Karine comprend vite qu’elle pourra y mettre ses multiples compétences au service d’une cause collective. Douze ans plus tard, elle est devenue un pilier de cette structure engagée qui fédère près de 950 établissements sanitaires et médico-sociaux adhérents, avec plus de 3000 professionnels de terrain engagés au quotidien. Le C2DS repose sur un modèle économique singulier : 90 % de ses ressources proviennent des adhésions. Une fragilité, certes, mais aussi une force. « C’est ce qui nous rend indépendants et libres.» Cette indépendance permet à l’association d’être audacieuse, de porter des sujets d’intérêt général tout en restant proche du terrain.Karine incarne cette dynamique collective. Elle pilote aujourd’hui l’animation de douze clubs métiers. « 80 % de mon temps est consacré à la programmation de ces webinaires mensuel., on y invite des acteurs institutionnels tels que l’ADEME ou l’ANAP, mais on donne surtout la parole aux établissements qui agissent. Les bonnes pratiques sont partout ! » Entre 30 et 40 participants de tous horizons se connectent à chaque session, dans une ambiance de partage et de bienveillance. « On échange aussi sur les erreurs, ça fait gagner du temps. » Autre projet dont elle est fière : l’enquête “Médicament à l’hôpital”, qui a mobilisé 210 établissements volontaires. « Cette action a permis de mesurer l’empreinte carbone des déchets issus des médicaments et de donner des arguments chiffrés pour agir. » Autre réussite : un index DM

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Karine CHAGNES

Secrétaire générale de l’association C2DS, Comité pour le Développement Durable en Santé Secrétaire générale de l’association C2DS, Comité pour le Développement Durable en Santé Trouver du sens, servir une cause utile et faire bouger les lignes : c’est ce qui anime Karine depuis plus de douze ans au sein du C2DS, dont elle est aujourd’hui secrétaire générale. Son parcours n’était pourtant pas tracé d’avance. Après un DEUG LEA et un BTS Assistant de direction trilingue, Karine a travaillé près de dix ans dans un cabinet d’architectes. « À un moment donné, je me suis mise en pause professionnellement : c’était une nécessité familiale, mais aussi une recherche de sens. Je savais ce que je ne voulais plus, sans encore savoir ce que je voulais. » Cette quête d’alignement l’amène à croiser la route du C2DS, alors en pleine refonte de sa base de données. « Je ne connaissais pas du tout le secteur de la santé, mais ça ne me faisait pas peur ! Les valeurs portées par l’association et les objectifs qu’elle se fixait me parlaient vraiment beaucoup. » Embauchée comme opératrice de saisie, Karine comprend vite qu’elle pourra y mettre ses multiples compétences au service d’une cause collective. Douze ans plus tard, elle est devenue un pilier de cette structure engagée qui fédère près de 950 établissements sanitaires et médico-sociaux adhérents, avec plus de 3000 professionnels de terrain engagés au quotidien. Le C2DS repose sur un modèle économique singulier : 90 % de ses ressources proviennent des adhésions. Une fragilité, certes, mais aussi une force. « C’est ce qui nous rend indépendants et libres.» Cette indépendance permet à l’association d’être audacieuse, de porter des sujets d’intérêt général tout en restant proche du terrain.Karine incarne cette dynamique collective. Elle pilote aujourd’hui l’animation de douze clubs métiers. « 80 % de mon temps est consacré à la programmation de ces webinaires mensuel., on y invite des acteurs institutionnels tels que l’ADEME ou l’ANAP, mais on donne surtout la parole aux établissements qui agissent. Les bonnes pratiques sont partout ! » Entre 30 et 40 participants de tous horizons se connectent à chaque session, dans une ambiance de partage et de bienveillance. « On échange aussi sur les erreurs, ça fait gagner du temps. » Autre projet dont elle est fière : l’enquête “Médicament à l’hôpital”, qui a mobilisé 210 établissements volontaires. « Cette action a permis de mesurer l’empreinte carbone des déchets issus des médicaments et de donner des arguments chiffrés pour agir. » Autre réussite : un index DM durable, coporté et cofinancé avec le Snitem et rédigé selon une méthodologie AFNOR. « Créé avec une dizaine d’acheteurs et une dizaine d’industriels, cet index vise à aider les acheteurs hospitaliers à identifier les dispositifs médicaux plus responsables au regard de leurs propres objectifs. » Karine évoque également un projet démarré en 2024 avec le club Biodiversité : un concours des jardins hospitaliers. « L’an passé, nous avions 15 candidats, et en 2025, nous avons déjà reçu 33 candidatures… Ce concours est mené très modestement avec notre petit budget et sans jury. Ce sont les internautes qui votent et élisent leur plus beau projet… Simple et efficace, c’est une action collective qui fait du bien ! » Engagée, lucide et profondément humaine, Karine regarde l’avenir avec enthousiasme. Elle rêve de voir le C2DS prendre une nouvelle dimension : « Le secteur médico-social compte près de 35 000 établissements, il reste tant à faire pour embarquer tout le monde dans des stratégies RSE. » Son conseil à ceux qui hésitent à se lancer ? « Prenez cet enjeu comme quelque chose que vous pratiquez déjà au quotidien, même sans le savoir. Il s’agit juste de le structurer et de le distiller partout… » Secrétaire générale de l’association C2DS, Comité pour le Développement Durable en Santé Trouver du sens, servir une cause utile et faire bouger les lignes : c’est ce qui anime Karine depuis plus de douze ans au sein du C2DS, dont elle est aujourd’hui secrétaire générale. Son parcours n’était pourtant pas tracé d’avance. Après un DEUG LEA et un BTS Assistant de direction trilingue, Karine a travaillé près de dix ans dans un cabinet d’architectes. « À un moment donné, je me suis mise en pause professionnellement : c’était une nécessité familiale, mais aussi une recherche de sens. Je savais ce que je ne voulais plus, sans encore savoir ce que je voulais. » Cette quête d’alignement l’amène à croiser la route du C2DS, alors en pleine refonte de sa base de données. « Je ne connaissais pas du tout le secteur de la santé, mais ça ne me faisait pas peur ! Les valeurs portées par l’association et les objectifs qu’elle se fixait me parlaient vraiment beaucoup. » Embauchée comme opératrice de saisie, Karine comprend vite qu’elle pourra y mettre ses multiples compétences au service d’une cause collective. Douze ans plus tard, elle est devenue un pilier de cette structure engagée qui fédère près de 950 établissements sanitaires et médico-sociaux adhérents, avec plus de 3000 professionnels de terrain engagés au quotidien. Le C2DS repose sur un modèle économique singulier : 90 % de ses ressources proviennent des adhésions. Une fragilité, certes, mais aussi une force. « C’est ce qui nous rend indépendants et libres.» Cette indépendance permet à l’association d’être audacieuse, de porter des sujets d’intérêt général tout en restant proche du terrain.Karine incarne cette dynamique collective. Elle pilote aujourd’hui l’animation de douze clubs métiers. « 80 % de mon temps est consacré à la programmation de ces webinaires mensuel., on y invite des acteurs institutionnels tels que l’ADEME ou l’ANAP, mais on donne surtout la parole aux établissements qui agissent. Les bonnes pratiques sont partout ! » Entre 30 et 40 participants de tous horizons se connectent à chaque session, dans une ambiance de partage et de bienveillance. « On échange aussi sur les erreurs, ça fait gagner du temps. » Autre projet dont elle est fière : l’enquête “Médicament à l’hôpital”, qui a mobilisé 210

Biodiversité, Social

À la MAS « La Bleuse Borne », une micro-forêt pour cultiver la biodiversité et le lien social

Dans le cadre d’une démarche initiée par l’Agence Régionale de Santé (ARS) Hauts-de-France, la Maison d’Accueil Spécialisée (MAS) « La Bleuse Borne » d’Anzin, gérée par l’APEI du Valenciennois, a transformé une ancienne friche minière en un véritable îlot de fraîcheur arboré. Ce projet participatif et environnemental démontre avec brio comment concrétiser les engagements de développement durable au cœur du secteur médico-social.   Un projet né d’une dynamique transversale L’idée a germé au sein de la Commission Développement Durable de l’Association. Portée par Rémi Cadoum, directeur de l’établissement, la MAS s’est fixé deux objectifs majeurs : s’engager concrètement en faveur de la biodiversité locale et créer un espace de rencontre et d’ateliers partagés pour les Anzynois. Le déclencheur opérationnel a été le lancement d’un Appel à Projet par la Fondation Bouygues Télécom axé sur les impacts environnementaux et sociaux, offrant l’opportunité idéale de concrétiser cette ambition à triple dimension : environnementale, sociale et sociétale.   Revaloriser une friche minière : le défi du sol L’établissement disposait d’un atout : une grande prairie laissée en friche. Situé sur un ancien site minier, le terrain présentait néanmoins une contrainte technique de taille, révélée par les analyses : une très forte concentration de charbon dans le sol. Pour surmonter cette difficulté, la MAS s’est fait accompagner par Beeforest, une structure spécialisée dans la création de micro-forêts urbaines. Cet accompagnement global a couvert toutes les étapes stratégiques et opérationnelles : Ingénierie de projet : Recherche active de subventions et appui au montage de dossiers financiers. Restauration agronomique : Analyse fine de la terre et enrichissement du sol via l’apport ciblé de terre végétale et de compost pour compenser les résidus miniers. Sélection végétale : Choix rigoureux de 30 essences locales parfaitement adaptées à la nature du sol revalorisé (chênes, érables, merisiers, tilleuls, ormes, sorbiers, noisetiers, houx, troènes, charmes, etc.).   Un chantier participatif et 912 arbres plantés En mars 2024, le projet est entré dans sa phase concrète avec la plantation de 912 arbres et arbustes sur une surface dense de 300 m². Ce moment fort a pris la forme d’un chantier participatif impliquant activement les résidents de la MAS, des écoles locales et des habitants de la commune. Ensemble, les participants ont procédé au paillage et aux premiers désherbages du site, favorisant l’inclusion et le partage d’expériences. En matière d’entretien, la démarche privilégie la sobriété et l’autonomie : si un arrosage et un désherbage réguliers sont requis durant les deux premières années, la micro-forêt est conçue pour basculer ensuite en autogestion complète. Autour de la zone, la pratique du fauchage tardif préserve les écosystèmes. De plus, afin d’anticiper le changement climatique tout en profitant de la pluviométrie naturelle du Nord, un réseau d’irrigation alimenté par des cuves de récupération d’eau de pluie est en cours d’installation.   Des résultats concrets et un modèle récompensé L’impact de cette initiative dépasse largement la simple végétalisation d’une zone non constructible : Bénéfices environnementaux : Création d’un îlot de fraîcheur urbain, retour de la biodiversité et embellissement global du site hospitalier. Bénéfices sociaux et inclusifs : Décloisonnement des publics en réunissant des personnes d’univers différents (usagers du médico-social, écoliers, riverains) qui n’ont pas l’habitude de se côtoyer. Le lieu accueille désormais des activités variées, comme des olympiades. Rayonnement institutionnel : Une forte médiatisation de l’établissement et l’obtention d’un prix national décerné dans le cadre de l’UNAPEI pour le thème du « vivre ensemble ». La dotation financière de ce prix permettra d’ailleurs de financer de nouveaux projets associatifs complémentaires.   Un plan de financement partagé Pour un coût global d’environ 25 000 € (englobant l’ingénierie, l’animation, la préparation des sols et les plantations), l’établissement a su mobiliser un large panel de partenaires externes pour limiter son reste à charge : Fondation Bouygues Télécom : 15 000 € Région Hauts-de-France : 6 371 € Fondation Crédit Mutuel Nord Europe : 3 750 € Département du Nord : 324 € Le temps de travail interne a été principalement alloué à l’ingénierie financière. Les aménagements futurs et projets connexes de la micro-forêt seront quant à eux directement autofinancés. Les conseils de la MAS pour essaimer l’initiative Anticiper : Mener une veille active et régulière sur les Appels à Projets (fondations, collectivités) pour sécuriser les financements. S’inspirer : Se renseigner sur les retours d’expérience de structures ayant déployé des projets similaires. S’entourer : Ne pas se lancer seul ; s’appuyer sur l’expertise de professionnels spécialisés pour garantir la viabilité agronomique et la réussite humaine du projet.

Achats, Collaborateurs, Economique, Gouvernance

Centre hospitalier Thiers-Ambert : une alternative durable et innovante aux barquettes en plastique

Une demande locale à l’origine d’une démarche ambitieuse Sollicité par la communauté de communes Ambert Livradois Forez (ALF), le Centre hospitalier Thiers-Ambert — en charge du portage des repas à domicile — s’est engagé dans une réflexion pour remplacer les barquettes en plastique à usage unique utilisées auprès des bénéficiaires. L’objectif : trouver une solution réutilisable, adaptée au portage, micro-ondable, solide et durable. Les équipes se sont alors rapprochées d’une société locale, Stellinox/Barketinox, pour co-développer une barquette en inox répondant à toutes ces exigences . En un an, un prototype conforme aux besoins de forme, de poids et de compatibilité micro-ondes était finalisé.   Une innovation conçue sur mesure La barquette inox Barketinox, de format Gastronorme 1/8 ou 1/6, est thermoscellable, réutilisable à l’infini et recyclable à 99 %. Son développement a nécessité plusieurs étapes techniques : création d’un contenant inox micro-ondable avec couvercle adapté, recherche d’un film pelable compatible n’entraînant pas de résidus de colle, identification d’un fabricant capable de produire une thermoscelleuse adaptée (Befor). Pour sécuriser le fonctionnement, un système de couvercles clipsables est prévu en cas d’indisponibilité de la thermoscelleuse. Les bénéficiaires sont invités à retirer le film avant réchauffe pour éviter le transfert de perturbateurs endocriniens — un point renforcé par les études de l’ANSES et de l’INRAE confirmant les avantages de l’inox par rapport au plastique.   Une adoption facilitée et des pratiques simplifiées Les bénéficiaires rendent les barquettes lavées, reprenant ainsi le réflexe naturel de nettoyer leur propre vaisselle.Les tournées restent identiques : les contenants lavés reviennent dans les mêmes véhicules que ceux utilisés pour la livraison, ce qui optimise la logistique sans complexifier l’organisation. Le stockage est lui aussi facilité : 50 barquettes représentent seulement 14 cm, grâce à leur empilabilité millimétrée.   Des résultats concrets après deux ans de travail Après deux années de développement et d’essais, les premières barquettes inox scellées à chaud ont été testées pendant un mois auprès de 50 bénéficiaires, soit environ 300 barquettes par jour. Les retours d’usage sont très positifs : solidité, poids maîtrisé, facilité de nettoyage et tenue parfaite des scellés à chaud et à froid . À l’échelle du Centre hospitalier d’Ambert, ce changement permettra d’éviter la consommation d’une tonne et demie de barquettes en plastique chaque année.Un impact environnemental majeur, rendu possible par une démarche locale, collaborative et innovante.   Des investissements soutenus par plusieurs partenaires Pour déployer cette solution, l’établissement doit investir dans : les nouvelles barquettes inox, la thermoscelleuse adaptée, le film pelable, un tunnel de lavage optimisé pour la réutilisation de l’eau. La communauté de communes ALF, adhérente à CITEO, a sollicité une subvention dédiée, et l’Agence de l’eau a été sollicitée pour soutenir l’achat du tunnel de lavage.   Une démarche pionnière et reproductible En choisissant de concevoir ses propres barquettes inox réutilisables, le CH Thiers-Ambert ouvre la voie à une restauration durable de proximité, compatible avec les exigences du portage à domicile. Le projet démontre qu’une alternative crédible, pratique et durable aux barquettes plastique existe déjà, à condition de s’appuyer sur : une collaboration étroite avec un industriel local, une recherche technique approfondie, une volonté forte d’améliorer les pratiques. Un exemple inspirant pour de nombreux territoires souhaitant réduire drastiquement l’usage du plastique à usage unique dans les services de restauration collective.

Achats, Collaborateurs, Economique, Gouvernance

Adapter les portions pour mieux répondre aux besoins

Une démarche engagée pour améliorer la qualité des repas Suite à une première campagne de pesées menée en 2023, le Centre Hospitalier de Condom a engagé une série d’actions ciblées pour réduire le gaspillage alimentaire et améliorer sa prestation hôtelière. Portée par le comité développement durable – associant la cellule qualité, la diététicienne et la responsable restauration –, cette démarche s’inscrit pleinement dans une logique de restauration éthique et durable. Afin de mieux adapter les repas aux besoins et aux préférences des convives, plusieurs outils ont été développés : un registre permettant de recueillir facilement l’avis des patients sur la qualité et la quantité des repas, des affiches illustrées pour guider le service des portions (entières, demi-portions, textures modifiées), une distinction systématique entre portion complète et demi-part dans les formulaires de commande, la possibilité, selon les services, d’inclure ou non l’entrée ou le potage, une sensibilisation du personnel à proposer le resservice lorsque cela est pertinent. Ces ajustements visent à mieux calibrer les portions servies et à limiter les excédents tout en renforçant la satisfaction des patients.   Des résultats déjà visibles Grâce à ces actions, une diminution de 20 % du gaspillage alimentaire a été observée par rapport à l’année précédente, pour atteindre 104 grammes par personne et par repas en 2025 . Une nouvelle campagne de pesées prévue fin 2024 permettra d’actualiser ces résultats et de mesurer l’impact global des actions déployées depuis 2023.   Une initiative à faible coût mais à forte mobilisation Aucun investissement financier n’a été nécessaire. Le succès repose essentiellement sur la mobilisation des équipes, soutenue par les cadres de santé. Leur rôle a été essentiel dans les secteurs où la mise en place du tri alimentaire était plus complexe, notamment aux urgences. Certaines difficultés ponctuelles ont été constatées : erreurs de tri nécessitant une clarification des protocoles, campagne de pesées réalisée en période épidémique, entraînant une hausse atypique du gaspillage alimentaire. Ces enseignements permettront d’améliorer encore la méthode, notamment en planifiant les futures campagnes à des périodes plus représentatives (avril/mai).   Une dynamique à poursuivre Cette action exemplaire illustre la volonté du CH de Condom de structurer une restauration plus respectueuse, mieux adaptée et ancrée dans le quotidien des équipes. Avec une coordination efficace, une écoute des besoins et des ajustements progressifs, l’établissement démontre qu’il est possible de réduire significativement le gaspillage alimentaire sans investissement, simplement en faisant évoluer les pratiques.

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Une initiative transversale pour moins gaspiller et mieux nourrir au CH de Ham

Une démarche transversale au service des patients et résidents Le Centre Hospitalier de Ham a engagé une action exemplaire visant à lutter contre le gaspillage alimentaire tout en renforçant la prévention du risque de dénutrition. Cette initiative s’inscrit dans la politique de développement durable menée depuis 2009 par l’établissement et intégrée aux orientations stratégiques ainsi qu’aux processus de pilotage. Elle répond à un objectif clair : mettre en place une action vertueuse et transversale, bénéfique pour les patients comme pour les résidents . Lancée en 2017 dans le cadre d’une démarche collective impliquant neuf établissements sur une durée de 18 mois, cette action repose sur un pilotage en mode projet associant médecins, personnels logistiques et paramédicaux. L’ensemble des secteurs de l’établissement — sanitaire comme médico-social — est concerné.   Ajuster, écouter, respecter : au cœur de la réflexion La réflexion s’est structurée autour de deux axes majeurs : mieux ajuster la commande de repas aux besoins réels, mieux identifier et respecter les choix des patients et résidents . Cette approche personnalisée permet non seulement de réduire les excédents alimentaires, mais également d’améliorer la satisfaction, la prise en charge nutritionnelle et le respect des préférences individuelles.   Des résultats mesurables et immédiats Les premiers résultats obtenus ont confirmé la pertinence de la démarche : 25 % de déchets alimentaires en moins dès 2018, 10 % d’économies sur les dépenses de matières premières et de compléments alimentaires . Au-delà des chiffres, cette initiative a renforcé la cohésion des équipes et s’est révélée fédératrice pour les personnels médicaux, paramédicaux et logistiques. Elle touche directement les trois piliers du développement durable et reflète les valeurs portées par l’établissement : proximité, engagement et bientraitance.   Une dynamique à maintenir dans la durée Comme toute démarche collective, cette action peut être fragilisée par les changements organisationnels ou la baisse de vigilance. La campagne de pesée de 2021, marquée par des indicateurs en recul, a rappelé l’importance d’un suivi régulier et d’une remise en question continue des pratiques . Pour garantir la pérennité des résultats, l’établissement mise sur : l’implication institutionnelle à travers des instances comme le CLAN, la CME ou le CVS ; un portage opérationnel assuré par des référents de terrain ; une communication claire et régulière auprès des équipes ; une coordination étroite entre tous les métiers impliqués. Un investissement humain avant tout L’essentiel des ressources mobilisées concerne le temps humain : participation aux groupes de travail, révision des procédures, campagnes de pesée, actions de communication… L’action a par ailleurs été soutenue financièrement à 70 % dans le cadre du FREME (ADEME / Conseil Régional Hauts-de-France) .   Une action inspirante et duplicable Cette expérience démontre qu’en plaçant l’écoute, l’ajustement des pratiques et la coordination au centre des priorités, il est possible de réduire significativement le gaspillage alimentaire tout en renforçant la qualité de prise en charge nutritionnelle. Une action exemplaire, porteuse de sens, qui illustre l’importance du collectif et l’impact concret d’un projet bien piloté au sein d’un établissement de santé.

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UGECAM Hauts-de-France : des achats d’entretien désormais plus responsables

L’UGECAM Hauts-de-France a revu son marché « produits d’entretien » en intégrant des critères exigeants : recyclabilité, écolabels, limitation des substances dangereuses et reprise systématique des emballages.
Cette approche renforce à la fois la qualité des achats et un partenariat durable avec le fournisseur, sans nécessiter d’investissement supplémentaire.

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