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Magali BIFERI

Coordonnatrice en MaĂŻeutique sur les centres hospitaliers de Toulon et de Hyères Le sens et le collectif au coeur de sa dĂ©marche RSE Cadre du pĂ´le de gynĂ©co-obstĂ©trique inter-Ă©tablissement, Magali pilote aujourd’hui les maternitĂ©s de Sainte Musse Ă  Toulon et de l’hĂ´pital de Hyères, deux sites sĂ©parĂ©s par une quinzaine de kilomètres, mais dĂ©sormais rĂ©unis par une vision commune. « J’ai une fonction purement administrative, sur la stratĂ©gie, sur le dĂ©veloppement des projets », explique-t-elle. Très tĂ´t, elle sait oĂą elle va. « Depuis l’âge de 14 ans j’ai voulu ĂŞtre sage-femme, attirĂ©e par la naissance, ĂŞtre dans la vie, peut-ĂŞtre parce que construite enfant sur un deuil. » Ă€ 18 ans, elle intègre l’école de sage-femme de Marseille, choisit le service public et s’y engage pleinement. « Je n’ai jamais Ă©tĂ© déçue de mon mĂ©tier qui pour moi Ă©tait une vocation. » Cette vocation, elle ne l’a jamais abandonnĂ©e : elle l’a Ă©largie. MĂŞme lorsqu’elle accède Ă  des fonctions d’encadrement, Magali confie avoir dĂ» faire « le deuil de l’aspect clinique, de moins ĂŞtre en liaison avec les patientes, les couples », sans jamais renier l’essence de son engagement.Après quatorze annĂ©es d’exercice et Ă  un carrefour personnel, Magali choisit de se former, d’explorer d’autres horizons. « J’avais envie de renouveau, sortir de l’univers des sages-femmes. ». LĂ  oĂą beaucoup choisissent le diplĂ´me de cadre de sage-femme de Dijon, Magali opte pour un Master en formation et encadrement dans le secteur sanitaire et social Ă  Aix-en-Provence, en alternance. Une expĂ©rience marquante : « J’y ai rencontrĂ© des gens d’horizon très diffĂ©rents… une expĂ©rience très riche humainement. » Son engagement en matière de RSE a Ă©tĂ© naturel. « Des membres des Ă©quipes Ă©taient dĂ©jĂ  dans cette dynamique mais ce n’était pas encore formalisĂ© au sein de l’établissement. » Lorsqu’un appel Ă  projet de l’ARS se prĂ©sente, Magali dĂ©cide donc de se lancer. « Nous sortions d’un audit, montrant que nous Ă©tions en avance sur les soins notamment, mais en retard au niveau institutionnel. » Obtenir le label THQSE Ă©tait un nouveau challenge, «mais ça a Ă©tĂ© surtout une dĂ©cision d’équipe.» complète-t-elle. Convaincue, elle entraĂ®ne les deux maternitĂ©s dans l’aventure. « Je ne voulais pas que l’une se sente moins bien que l’autre. » L’obtention de ce label devient alors un formidable levier de dĂ©cloisonnement. Travail en inter-sites, groupes mixtes, temps de convivialitĂ© : les Ă©quipes se rencontrent, s’harmonisent, partagent protocoles et pratiques, malgrĂ© des rĂ©alitĂ©s structurelles très diffĂ©rentes. Pour rappel, l’un des Ă©tablissements a moins de 15 ans, rĂ©alise 3 000 accouchements par an en niveau 2B, l’autre 700 accouchements en niveau 1. Aujourd’hui, le matĂ©riel et les protocoles sont communs, permettant entraide et mobilitĂ© des professionnels.La mĂ©thode Magali ? L’intelligence collective et la confiance. « On ne peut rien faire seule. » Elle salue l’engagement des sages-femmes formĂ©es en santĂ© environnementale, des auxiliaires de puĂ©riculture crĂ©atives et engagĂ©es. Certaines n’ont pas hĂ©sitĂ© Ă  se dĂ©guiser en poubelles de tri dans une vidĂ©o humoristique pour sensibiliser sans culpabiliser… Dernières rĂ©alisations et projets : ouverture d’un service d’urgences gynĂ©co-obstĂ©tricales Ă  l’hĂ´pital de Toulon, extension de la salle d’accouchement avec deux salles supplĂ©mentaires et un espace physiologique ; rĂ©novation des chambres et de la salle d’accouchement Ă  la maternitĂ© de Hyères.Son conseil : privilĂ©gier des actions adaptĂ©es aux Ă©quipes et porteuses de sens. « On peut s’inspirer bien-sĂ»r, mais pas imposer… » Sous l’impulsion de Magali, la dĂ©marche dĂ©passe largement la seule obtention d’un label : elle contribue Ă  harmoniser les sites et Ă  valoriser deux Ă©quipes dĂ©sormais complĂ©mentaires, engagĂ©es dans une dynamique commune. SecrĂ©taire gĂ©nĂ©rale de l’association C2DS, ComitĂ© pour le DĂ©veloppement Durable en SantĂ© Trouver du sens, servir une cause utile et faire bouger les lignes : c’est ce qui anime Karine depuis plus de douze ans au sein du C2DS, dont elle est aujourd’hui secrĂ©taire gĂ©nĂ©rale. Son parcours n’était pourtant pas tracĂ© d’avance. Après un DEUG LEA et un BTS Assistant de direction trilingue, Karine a travaillĂ© près de dix ans dans un cabinet d’architectes. « Ă€ un moment donnĂ©, je me suis mise en pause professionnellement : c’était une nĂ©cessitĂ© familiale, mais aussi une recherche de sens. Je savais ce que je ne voulais plus, sans encore savoir ce que je voulais. » Cette quĂŞte d’alignement l’amène Ă  croiser la route du C2DS, alors en pleine refonte de sa base de donnĂ©es. « Je ne connaissais pas du tout le secteur de la santĂ©, mais ça ne me faisait pas peur ! Les valeurs portĂ©es par l’association et les objectifs qu’elle se fixait me parlaient vraiment beaucoup. » EmbauchĂ©e comme opĂ©ratrice de saisie, Karine comprend vite qu’elle pourra y mettre ses multiples compĂ©tences au service d’une cause collective. Douze ans plus tard, elle est devenue un pilier de cette structure engagĂ©e qui fĂ©dère près de 950 Ă©tablissements sanitaires et mĂ©dico-sociaux adhĂ©rents, avec plus de 3000 professionnels de terrain engagĂ©s au quotidien. Le C2DS repose sur un modèle Ă©conomique singulier : 90 % de ses ressources proviennent des adhĂ©sions. Une fragilitĂ©, certes, mais aussi une force. « C’est ce qui nous rend indĂ©pendants et libres.» Cette indĂ©pendance permet Ă  l’association d’être audacieuse, de porter des sujets d’intĂ©rĂŞt gĂ©nĂ©ral tout en restant proche du terrain.Karine incarne cette dynamique collective. Elle pilote aujourd’hui l’animation de douze clubs mĂ©tiers. « 80 % de mon temps est consacrĂ© Ă  la programmation de ces webinaires mensuel., on y invite des acteurs institutionnels tels que l’ADEME ou l’ANAP, mais on donne surtout la parole aux Ă©tablissements qui agissent. Les bonnes pratiques sont partout ! » Entre 30 et 40 participants de tous horizons se connectent Ă  chaque session, dans une ambiance de partage et de bienveillance. « On Ă©change aussi sur les erreurs, ça fait gagner du temps. » Autre projet dont elle est fière : l’enquĂŞte “MĂ©dicament Ă  l’hĂ´pital”, qui a mobilisĂ© 210 Ă©tablissements volontaires. « Cette action a permis de mesurer l’empreinte carbone des dĂ©chets issus des mĂ©dicaments et de donner des arguments chiffrĂ©s pour agir. » Autre rĂ©ussite : un index DM

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Karine CHAGNES

SecrĂ©taire gĂ©nĂ©rale de l’association C2DS, ComitĂ© pour le DĂ©veloppement Durable en SantĂ© SecrĂ©taire gĂ©nĂ©rale de l’association C2DS, ComitĂ© pour le DĂ©veloppement Durable en SantĂ© Trouver du sens, servir une cause utile et faire bouger les lignes : c’est ce qui anime Karine depuis plus de douze ans au sein du C2DS, dont elle est aujourd’hui secrĂ©taire gĂ©nĂ©rale. Son parcours n’était pourtant pas tracĂ© d’avance. Après un DEUG LEA et un BTS Assistant de direction trilingue, Karine a travaillĂ© près de dix ans dans un cabinet d’architectes. « Ă€ un moment donnĂ©, je me suis mise en pause professionnellement : c’était une nĂ©cessitĂ© familiale, mais aussi une recherche de sens. Je savais ce que je ne voulais plus, sans encore savoir ce que je voulais. » Cette quĂŞte d’alignement l’amène Ă  croiser la route du C2DS, alors en pleine refonte de sa base de donnĂ©es. « Je ne connaissais pas du tout le secteur de la santĂ©, mais ça ne me faisait pas peur ! Les valeurs portĂ©es par l’association et les objectifs qu’elle se fixait me parlaient vraiment beaucoup. » EmbauchĂ©e comme opĂ©ratrice de saisie, Karine comprend vite qu’elle pourra y mettre ses multiples compĂ©tences au service d’une cause collective. Douze ans plus tard, elle est devenue un pilier de cette structure engagĂ©e qui fĂ©dère près de 950 Ă©tablissements sanitaires et mĂ©dico-sociaux adhĂ©rents, avec plus de 3000 professionnels de terrain engagĂ©s au quotidien. Le C2DS repose sur un modèle Ă©conomique singulier : 90 % de ses ressources proviennent des adhĂ©sions. Une fragilitĂ©, certes, mais aussi une force. « C’est ce qui nous rend indĂ©pendants et libres.» Cette indĂ©pendance permet Ă  l’association d’être audacieuse, de porter des sujets d’intĂ©rĂŞt gĂ©nĂ©ral tout en restant proche du terrain.Karine incarne cette dynamique collective. Elle pilote aujourd’hui l’animation de douze clubs mĂ©tiers. « 80 % de mon temps est consacrĂ© Ă  la programmation de ces webinaires mensuel., on y invite des acteurs institutionnels tels que l’ADEME ou l’ANAP, mais on donne surtout la parole aux Ă©tablissements qui agissent. Les bonnes pratiques sont partout ! » Entre 30 et 40 participants de tous horizons se connectent Ă  chaque session, dans une ambiance de partage et de bienveillance. « On Ă©change aussi sur les erreurs, ça fait gagner du temps. » Autre projet dont elle est fière : l’enquĂŞte “MĂ©dicament Ă  l’hĂ´pital”, qui a mobilisĂ© 210 Ă©tablissements volontaires. « Cette action a permis de mesurer l’empreinte carbone des dĂ©chets issus des mĂ©dicaments et de donner des arguments chiffrĂ©s pour agir. » Autre rĂ©ussite : un index DM durable, coportĂ© et cofinancĂ© avec le Snitem et rĂ©digĂ© selon une mĂ©thodologie AFNOR. « Créé avec une dizaine d’acheteurs et une dizaine d’industriels, cet index vise Ă  aider les acheteurs hospitaliers Ă  identifier les dispositifs mĂ©dicaux plus responsables au regard de leurs propres objectifs. » Karine Ă©voque Ă©galement un projet dĂ©marrĂ© en 2024 avec le club BiodiversitĂ© : un concours des jardins hospitaliers. « L’an passĂ©, nous avions 15 candidats, et en 2025, nous avons dĂ©jĂ  reçu 33 candidatures… Ce concours est menĂ© très modestement avec notre petit budget et sans jury. Ce sont les internautes qui votent et Ă©lisent leur plus beau projet… Simple et efficace, c’est une action collective qui fait du bien ! » EngagĂ©e, lucide et profondĂ©ment humaine, Karine regarde l’avenir avec enthousiasme. Elle rĂŞve de voir le C2DS prendre une nouvelle dimension : « Le secteur mĂ©dico-social compte près de 35 000 Ă©tablissements, il reste tant Ă  faire pour embarquer tout le monde dans des stratĂ©gies RSE. » Son conseil Ă  ceux qui hĂ©sitent Ă  se lancer ? « Prenez cet enjeu comme quelque chose que vous pratiquez dĂ©jĂ  au quotidien, mĂŞme sans le savoir. Il s’agit juste de le structurer et de le distiller partout… » SecrĂ©taire gĂ©nĂ©rale de l’association C2DS, ComitĂ© pour le DĂ©veloppement Durable en SantĂ© Trouver du sens, servir une cause utile et faire bouger les lignes : c’est ce qui anime Karine depuis plus de douze ans au sein du C2DS, dont elle est aujourd’hui secrĂ©taire gĂ©nĂ©rale. Son parcours n’était pourtant pas tracĂ© d’avance. Après un DEUG LEA et un BTS Assistant de direction trilingue, Karine a travaillĂ© près de dix ans dans un cabinet d’architectes. « Ă€ un moment donnĂ©, je me suis mise en pause professionnellement : c’était une nĂ©cessitĂ© familiale, mais aussi une recherche de sens. Je savais ce que je ne voulais plus, sans encore savoir ce que je voulais. » Cette quĂŞte d’alignement l’amène Ă  croiser la route du C2DS, alors en pleine refonte de sa base de donnĂ©es. « Je ne connaissais pas du tout le secteur de la santĂ©, mais ça ne me faisait pas peur ! Les valeurs portĂ©es par l’association et les objectifs qu’elle se fixait me parlaient vraiment beaucoup. » EmbauchĂ©e comme opĂ©ratrice de saisie, Karine comprend vite qu’elle pourra y mettre ses multiples compĂ©tences au service d’une cause collective. Douze ans plus tard, elle est devenue un pilier de cette structure engagĂ©e qui fĂ©dère près de 950 Ă©tablissements sanitaires et mĂ©dico-sociaux adhĂ©rents, avec plus de 3000 professionnels de terrain engagĂ©s au quotidien. Le C2DS repose sur un modèle Ă©conomique singulier : 90 % de ses ressources proviennent des adhĂ©sions. Une fragilitĂ©, certes, mais aussi une force. « C’est ce qui nous rend indĂ©pendants et libres.» Cette indĂ©pendance permet Ă  l’association d’être audacieuse, de porter des sujets d’intĂ©rĂŞt gĂ©nĂ©ral tout en restant proche du terrain.Karine incarne cette dynamique collective. Elle pilote aujourd’hui l’animation de douze clubs mĂ©tiers. « 80 % de mon temps est consacrĂ© Ă  la programmation de ces webinaires mensuel., on y invite des acteurs institutionnels tels que l’ADEME ou l’ANAP, mais on donne surtout la parole aux Ă©tablissements qui agissent. Les bonnes pratiques sont partout ! » Entre 30 et 40 participants de tous horizons se connectent Ă  chaque session, dans une ambiance de partage et de bienveillance. « On Ă©change aussi sur les erreurs, ça fait gagner du temps. » Autre projet dont elle est fière : l’enquĂŞte “MĂ©dicament Ă  l’hĂ´pital”, qui a mobilisĂ© 210

Biodiversité, Social

À la MAS « La Bleuse Borne », une micro-forêt pour cultiver la biodiversité et le lien social

Dans le cadre d’une dĂ©marche initiĂ©e par l’Agence RĂ©gionale de SantĂ© (ARS) Hauts-de-France, la Maison d’Accueil SpĂ©cialisĂ©e (MAS) « La Bleuse Borne » d’Anzin, gĂ©rĂ©e par l’APEI du Valenciennois, a transformĂ© une ancienne friche minière en un vĂ©ritable Ă®lot de fraĂ®cheur arborĂ©. Ce projet participatif et environnemental dĂ©montre avec brio comment concrĂ©tiser les engagements de dĂ©veloppement durable au cĹ“ur du secteur mĂ©dico-social.   Un projet nĂ© d’une dynamique transversale L’idĂ©e a germĂ© au sein de la Commission DĂ©veloppement Durable de l’Association. PortĂ©e par RĂ©mi Cadoum, directeur de l’Ă©tablissement, la MAS s’est fixĂ© deux objectifs majeurs : s’engager concrètement en faveur de la biodiversitĂ© locale et crĂ©er un espace de rencontre et d’ateliers partagĂ©s pour les Anzynois. Le dĂ©clencheur opĂ©rationnel a Ă©tĂ© le lancement d’un Appel Ă  Projet par la Fondation Bouygues TĂ©lĂ©com axĂ© sur les impacts environnementaux et sociaux, offrant l’opportunitĂ© idĂ©ale de concrĂ©tiser cette ambition Ă  triple dimension : environnementale, sociale et sociĂ©tale.   Revaloriser une friche minière : le dĂ©fi du sol L’établissement disposait d’un atout : une grande prairie laissĂ©e en friche. SituĂ© sur un ancien site minier, le terrain prĂ©sentait nĂ©anmoins une contrainte technique de taille, rĂ©vĂ©lĂ©e par les analyses : une très forte concentration de charbon dans le sol. Pour surmonter cette difficultĂ©, la MAS s’est fait accompagner par Beeforest, une structure spĂ©cialisĂ©e dans la crĂ©ation de micro-forĂŞts urbaines. Cet accompagnement global a couvert toutes les Ă©tapes stratĂ©giques et opĂ©rationnelles : IngĂ©nierie de projet : Recherche active de subventions et appui au montage de dossiers financiers. Restauration agronomique : Analyse fine de la terre et enrichissement du sol via l’apport ciblĂ© de terre vĂ©gĂ©tale et de compost pour compenser les rĂ©sidus miniers. SĂ©lection vĂ©gĂ©tale : Choix rigoureux de 30 essences locales parfaitement adaptĂ©es Ă  la nature du sol revalorisĂ© (chĂŞnes, Ă©rables, merisiers, tilleuls, ormes, sorbiers, noisetiers, houx, troènes, charmes, etc.).   Un chantier participatif et 912 arbres plantĂ©s En mars 2024, le projet est entrĂ© dans sa phase concrète avec la plantation de 912 arbres et arbustes sur une surface dense de 300 m². Ce moment fort a pris la forme d’un chantier participatif impliquant activement les rĂ©sidents de la MAS, des Ă©coles locales et des habitants de la commune. Ensemble, les participants ont procĂ©dĂ© au paillage et aux premiers dĂ©sherbages du site, favorisant l’inclusion et le partage d’expĂ©riences. En matière d’entretien, la dĂ©marche privilĂ©gie la sobriĂ©tĂ© et l’autonomie : si un arrosage et un dĂ©sherbage rĂ©guliers sont requis durant les deux premières annĂ©es, la micro-forĂŞt est conçue pour basculer ensuite en autogestion complète. Autour de la zone, la pratique du fauchage tardif prĂ©serve les Ă©cosystèmes. De plus, afin d’anticiper le changement climatique tout en profitant de la pluviomĂ©trie naturelle du Nord, un rĂ©seau d’irrigation alimentĂ© par des cuves de rĂ©cupĂ©ration d’eau de pluie est en cours d’installation.   Des rĂ©sultats concrets et un modèle rĂ©compensĂ© L’impact de cette initiative dĂ©passe largement la simple vĂ©gĂ©talisation d’une zone non constructible : BĂ©nĂ©fices environnementaux : CrĂ©ation d’un Ă®lot de fraĂ®cheur urbain, retour de la biodiversitĂ© et embellissement global du site hospitalier. BĂ©nĂ©fices sociaux et inclusifs : DĂ©cloisonnement des publics en rĂ©unissant des personnes d’univers diffĂ©rents (usagers du mĂ©dico-social, Ă©coliers, riverains) qui n’ont pas l’habitude de se cĂ´toyer. Le lieu accueille dĂ©sormais des activitĂ©s variĂ©es, comme des olympiades. Rayonnement institutionnel : Une forte mĂ©diatisation de l’Ă©tablissement et l’obtention d’un prix national dĂ©cernĂ© dans le cadre de l’UNAPEI pour le thème du « vivre ensemble ». La dotation financière de ce prix permettra d’ailleurs de financer de nouveaux projets associatifs complĂ©mentaires.   Un plan de financement partagĂ© Pour un coĂ»t global d’environ 25 000 € (englobant l’ingĂ©nierie, l’animation, la prĂ©paration des sols et les plantations), l’Ă©tablissement a su mobiliser un large panel de partenaires externes pour limiter son reste Ă  charge : Fondation Bouygues TĂ©lĂ©com : 15 000 € RĂ©gion Hauts-de-France : 6 371 € Fondation CrĂ©dit Mutuel Nord Europe : 3 750 € DĂ©partement du Nord : 324 € Le temps de travail interne a Ă©tĂ© principalement allouĂ© Ă  l’ingĂ©nierie financière. Les amĂ©nagements futurs et projets connexes de la micro-forĂŞt seront quant Ă  eux directement autofinancĂ©s. Les conseils de la MAS pour essaimer l’initiative Anticiper : Mener une veille active et rĂ©gulière sur les Appels Ă  Projets (fondations, collectivitĂ©s) pour sĂ©curiser les financements. S’inspirer : Se renseigner sur les retours d’expĂ©rience de structures ayant dĂ©ployĂ© des projets similaires. S’entourer : Ne pas se lancer seul ; s’appuyer sur l’expertise de professionnels spĂ©cialisĂ©s pour garantir la viabilitĂ© agronomique et la rĂ©ussite humaine du projet.

Achats, Collaborateurs, Economique, Environnement, Gouvernance

Clinique Saint Roch : vers un bionettoyage sans chimie des sols

À la Clinique Saint Roch, le bionettoyage des sols repose désormais sur la microfibre et la vapeur sèche.
Cette évolution permet de supprimer l’usage de produits chimiques pour l’entretien des sols, de réduire fortement la consommation d’eau et d’améliorer la qualité de vie au travail, tout en maîtrisant les coûts.

Achats, Collaborateurs, Economique, Gouvernance

Centre hospitalier Thiers-Ambert : une alternative durable et innovante aux barquettes en plastique

Une demande locale à l’origine d’une démarche ambitieuse Sollicité par la communauté de communes Ambert Livradois Forez (ALF), le Centre hospitalier Thiers-Ambert — en charge du portage des repas à domicile — s’est engagé dans une réflexion pour remplacer les barquettes en plastique à usage unique utilisées auprès des bénéficiaires. L’objectif : trouver une solution réutilisable, adaptée au portage, micro-ondable, solide et durable. Les équipes se sont alors rapprochées d’une société locale, Stellinox/Barketinox, pour co-développer une barquette en inox répondant à toutes ces exigences . En un an, un prototype conforme aux besoins de forme, de poids et de compatibilité micro-ondes était finalisé.   Une innovation conçue sur mesure La barquette inox Barketinox, de format Gastronorme 1/8 ou 1/6, est thermoscellable, réutilisable à l’infini et recyclable à 99 %. Son développement a nécessité plusieurs étapes techniques : création d’un contenant inox micro-ondable avec couvercle adapté, recherche d’un film pelable compatible n’entraînant pas de résidus de colle, identification d’un fabricant capable de produire une thermoscelleuse adaptée (Befor). Pour sécuriser le fonctionnement, un système de couvercles clipsables est prévu en cas d’indisponibilité de la thermoscelleuse. Les bénéficiaires sont invités à retirer le film avant réchauffe pour éviter le transfert de perturbateurs endocriniens — un point renforcé par les études de l’ANSES et de l’INRAE confirmant les avantages de l’inox par rapport au plastique.   Une adoption facilitée et des pratiques simplifiées Les bénéficiaires rendent les barquettes lavées, reprenant ainsi le réflexe naturel de nettoyer leur propre vaisselle.Les tournées restent identiques : les contenants lavés reviennent dans les mêmes véhicules que ceux utilisés pour la livraison, ce qui optimise la logistique sans complexifier l’organisation. Le stockage est lui aussi facilité : 50 barquettes représentent seulement 14 cm, grâce à leur empilabilité millimétrée.   Des résultats concrets après deux ans de travail Après deux années de développement et d’essais, les premières barquettes inox scellées à chaud ont été testées pendant un mois auprès de 50 bénéficiaires, soit environ 300 barquettes par jour. Les retours d’usage sont très positifs : solidité, poids maîtrisé, facilité de nettoyage et tenue parfaite des scellés à chaud et à froid . À l’échelle du Centre hospitalier d’Ambert, ce changement permettra d’éviter la consommation d’une tonne et demie de barquettes en plastique chaque année.Un impact environnemental majeur, rendu possible par une démarche locale, collaborative et innovante.   Des investissements soutenus par plusieurs partenaires Pour déployer cette solution, l’établissement doit investir dans : les nouvelles barquettes inox, la thermoscelleuse adaptée, le film pelable, un tunnel de lavage optimisé pour la réutilisation de l’eau. La communauté de communes ALF, adhérente à CITEO, a sollicité une subvention dédiée, et l’Agence de l’eau a été sollicitée pour soutenir l’achat du tunnel de lavage.   Une démarche pionnière et reproductible En choisissant de concevoir ses propres barquettes inox réutilisables, le CH Thiers-Ambert ouvre la voie à une restauration durable de proximité, compatible avec les exigences du portage à domicile. Le projet démontre qu’une alternative crédible, pratique et durable aux barquettes plastique existe déjà, à condition de s’appuyer sur : une collaboration étroite avec un industriel local, une recherche technique approfondie, une volonté forte d’améliorer les pratiques. Un exemple inspirant pour de nombreux territoires souhaitant réduire drastiquement l’usage du plastique à usage unique dans les services de restauration collective.

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Adapter les portions pour mieux répondre aux besoins

Une démarche engagée pour améliorer la qualité des repas Suite à une première campagne de pesées menée en 2023, le Centre Hospitalier de Condom a engagé une série d’actions ciblées pour réduire le gaspillage alimentaire et améliorer sa prestation hôtelière. Portée par le comité développement durable – associant la cellule qualité, la diététicienne et la responsable restauration –, cette démarche s’inscrit pleinement dans une logique de restauration éthique et durable. Afin de mieux adapter les repas aux besoins et aux préférences des convives, plusieurs outils ont été développés : un registre permettant de recueillir facilement l’avis des patients sur la qualité et la quantité des repas, des affiches illustrées pour guider le service des portions (entières, demi-portions, textures modifiées), une distinction systématique entre portion complète et demi-part dans les formulaires de commande, la possibilité, selon les services, d’inclure ou non l’entrée ou le potage, une sensibilisation du personnel à proposer le resservice lorsque cela est pertinent. Ces ajustements visent à mieux calibrer les portions servies et à limiter les excédents tout en renforçant la satisfaction des patients.   Des résultats déjà visibles Grâce à ces actions, une diminution de 20 % du gaspillage alimentaire a été observée par rapport à l’année précédente, pour atteindre 104 grammes par personne et par repas en 2025 . Une nouvelle campagne de pesées prévue fin 2024 permettra d’actualiser ces résultats et de mesurer l’impact global des actions déployées depuis 2023.   Une initiative à faible coût mais à forte mobilisation Aucun investissement financier n’a été nécessaire. Le succès repose essentiellement sur la mobilisation des équipes, soutenue par les cadres de santé. Leur rôle a été essentiel dans les secteurs où la mise en place du tri alimentaire était plus complexe, notamment aux urgences. Certaines difficultés ponctuelles ont été constatées : erreurs de tri nécessitant une clarification des protocoles, campagne de pesées réalisée en période épidémique, entraînant une hausse atypique du gaspillage alimentaire. Ces enseignements permettront d’améliorer encore la méthode, notamment en planifiant les futures campagnes à des périodes plus représentatives (avril/mai).   Une dynamique à poursuivre Cette action exemplaire illustre la volonté du CH de Condom de structurer une restauration plus respectueuse, mieux adaptée et ancrée dans le quotidien des équipes. Avec une coordination efficace, une écoute des besoins et des ajustements progressifs, l’établissement démontre qu’il est possible de réduire significativement le gaspillage alimentaire sans investissement, simplement en faisant évoluer les pratiques.

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Une initiative transversale pour moins gaspiller et mieux nourrir au CH de Ham

Une démarche transversale au service des patients et résidents Le Centre Hospitalier de Ham a engagé une action exemplaire visant à lutter contre le gaspillage alimentaire tout en renforçant la prévention du risque de dénutrition. Cette initiative s’inscrit dans la politique de développement durable menée depuis 2009 par l’établissement et intégrée aux orientations stratégiques ainsi qu’aux processus de pilotage. Elle répond à un objectif clair : mettre en place une action vertueuse et transversale, bénéfique pour les patients comme pour les résidents . Lancée en 2017 dans le cadre d’une démarche collective impliquant neuf établissements sur une durée de 18 mois, cette action repose sur un pilotage en mode projet associant médecins, personnels logistiques et paramédicaux. L’ensemble des secteurs de l’établissement — sanitaire comme médico-social — est concerné.   Ajuster, écouter, respecter : au cœur de la réflexion La réflexion s’est structurée autour de deux axes majeurs : mieux ajuster la commande de repas aux besoins réels, mieux identifier et respecter les choix des patients et résidents . Cette approche personnalisée permet non seulement de réduire les excédents alimentaires, mais également d’améliorer la satisfaction, la prise en charge nutritionnelle et le respect des préférences individuelles.   Des résultats mesurables et immédiats Les premiers résultats obtenus ont confirmé la pertinence de la démarche : 25 % de déchets alimentaires en moins dès 2018, 10 % d’économies sur les dépenses de matières premières et de compléments alimentaires . Au-delà des chiffres, cette initiative a renforcé la cohésion des équipes et s’est révélée fédératrice pour les personnels médicaux, paramédicaux et logistiques. Elle touche directement les trois piliers du développement durable et reflète les valeurs portées par l’établissement : proximité, engagement et bientraitance.   Une dynamique à maintenir dans la durée Comme toute démarche collective, cette action peut être fragilisée par les changements organisationnels ou la baisse de vigilance. La campagne de pesée de 2021, marquée par des indicateurs en recul, a rappelé l’importance d’un suivi régulier et d’une remise en question continue des pratiques . Pour garantir la pérennité des résultats, l’établissement mise sur : l’implication institutionnelle à travers des instances comme le CLAN, la CME ou le CVS ; un portage opérationnel assuré par des référents de terrain ; une communication claire et régulière auprès des équipes ; une coordination étroite entre tous les métiers impliqués. Un investissement humain avant tout L’essentiel des ressources mobilisées concerne le temps humain : participation aux groupes de travail, révision des procédures, campagnes de pesée, actions de communication… L’action a par ailleurs été soutenue financièrement à 70 % dans le cadre du FREME (ADEME / Conseil Régional Hauts-de-France) .   Une action inspirante et duplicable Cette expérience démontre qu’en plaçant l’écoute, l’ajustement des pratiques et la coordination au centre des priorités, il est possible de réduire significativement le gaspillage alimentaire tout en renforçant la qualité de prise en charge nutritionnelle. Une action exemplaire, porteuse de sens, qui illustre l’importance du collectif et l’impact concret d’un projet bien piloté au sein d’un établissement de santé.

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UGECAM Hauts-de-France : des achats d’entretien désormais plus responsables

L’UGECAM Hauts-de-France a revu son marché « produits d’entretien » en intégrant des critères exigeants : recyclabilité, écolabels, limitation des substances dangereuses et reprise systématique des emballages.
Cette approche renforce à la fois la qualité des achats et un partenariat durable avec le fournisseur, sans nécessiter d’investissement supplémentaire.

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UGECAM Hauts-de-France : des achats responsables pour les produits d’entretien

L’UGECAM Hauts-de-France a intégré des critères environnementaux dans son marché « produits d’entretien », privilégiant des solutions écolabellisées et la reprise des emballages. Cette démarche, menée en partenariat avec PLG, améliore l’impact écologique sans surcoût et renforce la sensibilisation des équipes.

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