Réduire l’exposition aux produits chimiques tout en améliorant les pratiques
Engagée depuis 2013 dans une démarche d’amélioration continue de son management environnemental (EMAS), la Clinique Saint Roch a franchi une nouvelle étape en intégrant le développement durable au cœur de son activité de soin. En 2020, l’établissement a fait le choix d’un virage stratégique fort : réduire l’exposition des professionnels aux produits chimiques tout en limitant l’impact environnemental de l’entretien des locaux.
Cette démarche s’inscrit dans une politique claire de Suppression, Substitution et Réduction (SSR) des produits chimiques, avec un objectif initial ambitieux : tendre vers le zéro chimie pour l’entretien des sols.
Une solution fondée sur la microfibre et la vapeur sèche
La solution retenue repose sur le bionettoyage des sols à l’aide de microfibres pré-imprégnées à l’eau, complété par une désinfection à la vapeur sèche lors de la sortie des patients.
Cette technologie permet à la fois :
de réduire significativement la consommation d’eau,
de supprimer l’usage de produits chimiques pour l’entretien des sols,
d’améliorer la qualité des effluents rejetés,
et d’optimiser l’ergonomie des postes de travail.
Une démarche construite collectivement
La mise en œuvre s’est appuyée sur une méthodologie rigoureuse et progressive :
constitution d’une équipe projet pluridisciplinaire, accompagnée par un consultant,
validation du projet en comité développement durable et cartographie des produits utilisés,
retour d’expérience auprès de deux établissements des Hauts-de-France,
choix de prestataires locaux pour la microfibre et les nettoyeurs vapeur,
campagnes d’essais avec ajustements successifs,
acquisition du matériel et formation des agents.
Les nouveaux équipements ont été déployés sur les sites de Marchiennes, Denain et Cambrai, avec des configurations adaptées à chaque structure.
Des résultats mesurables et durables
Les bénéfices de cette nouvelle organisation sont significatifs :
plus de 200 litres d’eau économisés chaque jour sur l’entretien des locaux grâce à la pré-imprégnation,
165 m³ d’eau économisés sur l’entretien des microfibres,
355 kg de produits lessiviels en moins rejetés dans les effluents,
suppression quasi totale des produits chimiques pour l’entretien des sols,
amélioration de la qualité de vie au travail, avec des retours très positifs des agents.
L’investissement matériel, d’un montant de 26 215 € HT, est amorti en moins de 3,5 ans, avec un gain estimé à 7 800 € par an une fois la phase d’amortissement passée.
Des enseignements pour réussir
La Clinique Saint Roch souligne plusieurs points de vigilance :
l’importance de balais ergonomiques pour limiter les troubles musculo-squelettiques,
la nécessité d’une communication renforcée pour accompagner le changement de pratiques,
l’acceptation d’un temps de nettoyage parfois plus long avec la vapeur, compensé par une efficacité accrue.
La formation des agents et leur implication ont été des leviers essentiels de réussite.
Une action exemplaire et reproductible
En repensant en profondeur ses pratiques de bionettoyage, la Clinique Saint Roch démontre qu’il est possible d’allier exigences sanitaires, protection des professionnels, réduction des impacts environnementaux et maîtrise des coûts.
Une action exemplaire, qui illustre concrètement comment l’écoconception des soins peut devenir une réalité opérationnelle dans les établissements de santé.







