Référente développement durable au centre hospitalier de Montfavet
Virginie occupe cette fonction depuis janvier 2024. Un poste qui s’inscrit dans la continuité d’un parcours professionnel engagé de longue date.
« Sensibilisée depuis toujours à l’écologie et à l’environnement »,
elle choisit, dès la fin des années 1990, un BTS en hygiène et environnement.
« J’ai suivi des cours d’écologie, pollution, biodiversité. C’était l’un des premiers diplômes sur cette thématique, on en parlait comme d’un métier d’avenir. »
À l’époque toutefois, les débouchés sont majoritairement orientés vers l’hygiène.
Elle démarre donc sa carrière dans ce domaine de 2000 à 2023, au centre hospitalier de Montfavet. Un parcours continu, au cours duquel elle intègre progressivement des réflexions liées à ses premières aspirations. Avec, de temps en temps, des articles sur le développement durable en hygiène, elle évoque notamment l’utilisation de produits sans ammonium quaternaire, le recours à la microfibre et des pratiques plus respectueuses de l’environnement.
L’année 2019 marque un tournant personnel et professionnel. Elle décide alors de se former avec le soutien de sa direction :
« J’ai voulu passer un diplôme universitaire autour du management du développement durable en santé. Il a été pour moi une confirmation dans mes choix et dans mes convictions, et cela m’a permis de créer un nouveau réseau et, aujourd’hui, me permet d’être informée des actualités, aides, appels à projets ou réglementations. »
Aujourd’hui, dans l’établissement, Virginie s’occupe de l’ensemble des actions liées au développement durable, à l’exception des questions énergétiques.
Sa première action structurante concerne le tri des déchets recyclables.
« Notre site s’étend sur 60 hectares, dont 30 hectares occupés par 40 unités pavillonnaires et des bâtiments administratifs. Il a fallu tenir compte des réglementations de notre communauté de communes, expliquer la démarche aux instances et aux professionnels, construire un projet et des fiches actions. »
Au total, 47 points de collecte sont installés. Cette démarche est une vraie réussite au sein de l’établissement.
Suite à cette première expérience réussie, Virginie se lance dans la mise en place du tri des biodéchets.
« Dans les unités de soins qui distribuent des repas, 25 points de collecte sont installés. »
En parallèle, deux appels à projets sont initiés : Vrac & consigne, dans le restaurant du personnel ; il s’agit de lutter contre le gaspillage alimentaire et de supprimer les emballages. Le second porte sur la création de produits d’entretien respectueux de l’environnement.
Une autre mission, qui lui tient à coeur : la biodiversité. Sur le site, 30 hectares de pinède font de l’établissement le « poumon vert » de Montfavet. Accompagnée par un ingénieur paysagiste et le responsable des services jardins, un schéma directeur paysager est mis en oeuvre : plantations adaptées au dérèglement climatique, sentiers, aires de pique-nique et table d’orientation.
L’inauguration est prévue le 22 mai 2026, lors de la Journée de la biodiversité. Un travail sur la mobilité est également en cours : des espaces vélos abrités, un audit de la flotte automobile et une application de covoiturage…
Début 2024, forte de son expérience et de ses connaissances en développement durable, elle rédige une politique basée sur les recommandations de l’État, dont le point central est l’éco-soin.
« En psychiatrie, se promener en extérieur, valoriser la biodiversité, utiliser des produits moins dangereux, c’est de l’éco-soin… »
Sa force, c’est son ancienneté et sa transversalité. Aujourd’hui, elle est reconnue institutionnellement comme la référente au sein de l’établissement
