Président fondateur de la NPIS, Professeur à l’Université de Montpellier, Membre de l’Institut Universitaire de France, Directeur-adjoint de l’Institut Desbrest d’Épidémiologie et de Santé Publique, UMR1318 INSERM – Université de Montpellier et Chargé de recherche à l’Institut du Cancer de Montpellier

Inscrit en STAPS, Grégory choisit d’emblée la filière Santé. En parallèle, il suit un cursus de Psychologie. Universitaire à Montpellier depuis 1999, il s’intéresse très vite à la psychosomatique et à l’humain. Aujourd’hui, il est, en autres, titulaire de deux Habilitations à Diriger des Recherches. En 2008, il devient professeur et dirige plusieurs laboratoires de recherche, y intégrant des médecins généralistes

« parce qu’ils ont l’humanisme chevillé au corps et l’envie de comprendre les patients dans leur globalité et de trouver des solutions appropriées… ».

« Mon histoire, c’est la rééducation par le sport, ça m’a passionné depuis le début de mes études… Ensuite, j’ai dirigé le premier master en France : Activités physiques adaptées pour les malades chroniques. »

Ses travaux portent d’abord sur la BPCO pendant dix ans puis sur l’évaluation des Interventions Non Médicamenteuses (INM) chez des patients atteints de cancer ou des personnes âgées.

« Elles ont fait leurs preuves pour améliorer la qualité de vie, l’autonomie et la santé des patients… ».

En 2011, il fonde à Montpellier une plateforme de réflexion sur l’évaluation des INM, devenue en 2021 la Non-Pharmacological Intervention Society (NPIS), société savante internationale. Visionnaire, il cofonde aussi en 2016 l’International Behavioural Trials Network (IBTN). Il est chargé de recherche à l’Institut du Cancer de Montpellier et, depuis 2024, membre de l’Institut Universitaire de France. Auteur de 14 ouvrages et de plus de 180 publications, il est un expert incontournable des INM.

Une anecdote illustre son engagement :

« Un pneumologue dans les années 1990/2000 disait à un patient atteint de BPCO… qu’il fallait éviter de bouger pour ne pas s’asphyxier. Des études cliniques ont démontré le contraire. Avec un programme d’exercice physique approprié, des patients ont gagné plus de 10 ans d’espérance de vie et une meilleure qualité de vie. De cette prise de conscience est né le référentiel international des INM. »

« Ce référentiel est le résultat de 15 ans de recherche participative. Nous avons réuni patients, professionnels de santé, décideurs et chercheurs pour un brainstorming transpartisan et interdisciplinaire établissant une définition et un cadre d’évaluation consensuels des INM. Pendant 2 ans, 1 000 patients et professionnels ont travaillé à un consensus scientifique. Dès lors, la création de valeur en matière d’innovation, de santé, de social et d’environnement est devenue possible ».

Présenté au Sénat en octobre 2023, à l’Académie de médecine et à toutes les autorités de santé, le NPIS Model est aujourd’hui validé par

« 32 sociétés savantes qui disent voilà un modèle d’évaluation standardisé qui permet de constituer un patrimoine universel de pratiques de prévention et de soin, une bibliothèque des INM qui ont fait leurs preuves, et qui va pouvoir être partagée, enrichie et améliorée au fur et à mesure ! »

Chacun peut se connecter à https://www.referentielinm.org pour rechercher les pratiques validées par la science. En projet : créer un label européen ou international pour mieux tracer et rembourser les INM.
Toujours tourné vers l’avenir, Grégory agit sur la formation :

« Nous avons réussi à faire passer 20 heures de cours dédiés aux INM obligatoires dans le cursus des jeunes médecins… ».

Des formations sont aussi diffusées à destination des professionnels de la santé dans toute l’Europe.
Le déclic remonte à 2003, lorsque l’OMS mentionne pour la première fois le terme INM. En 2011, la Haute Autorité de Santé les recommande en appelant à un cadre d’évaluation standardisé.

« Nous avons dit chiche ! »

Partie de 15 personnes à Montpellier, la plateforme universitaire, devenue société savante internationale, compte aujourd’hui 3 salariés et 10 000 abonnés et membres à l’international. La pandémie a peut-être fini de convaincre :

« Ce qui s’est avéré le plus efficace c’était un programme éducatif combinant port de masque dans les lieux à risque et gestes barrières, en bref une INM».

Infatigable, Grégory poursuit son engagement — avec toujours une conviction :

« avec les INM, l’humain ira mieux et surtout restera au coeur du soin ».